La peinture à l'huile est une des plus belles ambitions des peintres dans l'histoire. Autrefois sur bois, elle se pratique essentiellement sur toile : les artistes ont trouvé ce moyen de voyager. L'art de la peinture à l'huile ajoute à la transparence de l'aquarelle l'épaisseur du vernis. Ses glacis laissent transpirer la couleur, selon Gérard de Nerval, pour donner aux oeuvres leur profondeur. L'huile reste présente dans l'art contemporain.
L'Aquarelle ne supporte ni regret, ni repentir. Cette technique de peinture jugée la plus difficile, est aussi réputée pour son immédiateté. Et, à la fluidité de l'eau s'ajoute une redoutable précision, tant pour le dessin (le trait) que par la lumière. La photographie éprouve une grande difficulté à traduire les subtiles nuances de l'aquarelle. L'aquarelle a quelque chose d'unique qui ne peut se comparer ni se remplacer.
Ces calligraphies sont inédites à plus d'un titre. Elles font appel à une matière bleu nuit, légitimement désignée par "bleu Jacquier". Ensuite, le calligraphe fait des traits là où l'on pratiquait la tache (les manuels d'Aquarelle précisent avec assurance qu'il est impossible d'y parvenir sur un papier humide). Les sfumati de la ligne sont ici contrôlés, et ils viennent assouplir un dessin très structuré pour chaque oeuvre. Cette calligraphie contemporaine s'affranchit de la répétition.
Le dessin est la base du travail de peintre. L'artiste prépare ses oeuvres comme le musicien prépare ses concerts, en répétant ses motifs. Au-delà de l'assiduité, une perception s'établit : une relation au vivant. Un développement s'en suivra, qui structurera des oeuvres plus élaborées. Sans cette approche initiale, le diapason du motif, le souffle créateur se perdra dans la stérilité de la matière, dans ses questions d'ordre minéral. Voici les esquisses d'atelier : elles cherchent à deviner le modèle, pour lui donner une seconde vie, éternelle comme la grâce.