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Huile

La peinture à l'huile doit sa force aux glacis de ses couleurs.
Yvo Jacquier © Artiste peintre contemporain

Huile et couleur

La peinture à l'huile, quelle que soit son approche - classique ou moderne, semble très appréciée pour la puissance qui se dégage de ses couleurs. La peinture à l'acrylique lui dispute âprement sa place, mais force est de constater que le principal atout de la peinture acrylique est dans sa capacité à intégrer des matières comme le sable, la terre et même des éléments composites.

D'où vient le mystérieux pouvoir de cette bonne vieille huile ?
Peinture a l'huile contemporaine. La lumière se construit à travers différentes couches où les couleurs prennent un éclat de tous côtés, pas seulement par leur réflexion sur une surface picturale unique. Évidemment ce propos est schématique, et ne présume du talent d'aucun artiste. Résumer, c'est mentir, mais pas forcément trahir: la force de la peinture à l'huile est dans la superposition magique de ses glacis qui font vivre la couleur dans leur lumières successives. Il s'agit moins d'une question de quantité de couleur que de qualité de cette couleur, puisqu'elle se fait l'alliée de plusieurs lumières. Le savant calcul de la couleur peut, par des accords précis, provoquer des effets remarquables quelle que soit la technique, mais aucune technique n'est capable de produire l'effet des glacis comme la peinture à l'huile.

Les temps de la peinture à l'huile

L'immédiateté comme nécessité de toute une société a occulté en partie cette grande technique qui se prénomme huile. Aujourd'hui on peint "à la bombe", on "tag", on "graphe" et on "perfe". Tout doit être sec avant même de mouiller le cerveau. L'idée de pratiquer plusieurs couches pour exposer un propos pictural confinerait au pathétique si ce n'était pas une authentique forme de résistance devant le futile. La peinture à l'huile prend du temps parce qu'elle a le temps: elle dure. À l'huile, le peintre ne parle pas du temps qui passe, mais de ce qui restera.